Un Ange en Exil est un spectacle autour de l’œuvre/vie d’Arthur Rimbaud. A travers un montage de ses textes et divers témoignages nous avons tracé une ligne qui part de Charleville-Mézières, traverse Paris, l’Abyssinie pour finir à Marseille. Deux acteurs sur le plateau pour dire la « liberté libre » de cette météorite hors du commun.


    Ce spectacle a été crée au Théâtre de l’Atalante en novembre 2005 et joué une trentaine de fois. Il a joué également en Suisse au Forum Meyrin à Genève.

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PRESSE

Article paru sur Le Littéraire.com, 13 novembre 2005

Un ange en exil est de ces pièces qui sont, au sens entier et fort, une œuvre, c’est-à dire :

Une création : ici il n’y a pas simplement la présence de Rimbaud, mais un véritable travail d’auteur. Ne serait-ce que par le choix des textes, des extraits, leur agencement loin de la simple chronologie... tout cela est invention radieuse dans cette pièce, le tout servi dans une unité d’intention qui évite la rhapsodie, le bricolage, le raccord et montre une véritable écoute passionnée de l’œuvre et de l’enfant Rimbaud. Ne serait-ce que cela donc, il y a déjà œuvre. Mais à cela s’ajoutent la radieuse mise en scène ensorcelée et la possession hantée des acteurs, possession pleine de flamme et de maîtrise qu’il faut saluer ! Dès l’initiale, la pièce se place sous le signe du fragment, de l’incomplétude, de la dissonance radieuse : un mur au papier lacéré, arraché ; une musique lancinante et envoûtante beau choix du fond musical, mêlant des sonorités africaines ensorcelantes et des explosions qui engendrent une danse juste de puissance et de tonus affolant la scène : Rimbaud est un poète du corps, de la chair, fondamentalement. (...)

Sur ce fond lacéré, le Voyou apparaît, désinvolte et cynique - Jocelyn Lagarrigue, inquiétant et beau, évoquant la posthume gloire littéraire américanisée de celui qui fuyait ce monde-là - de celui, moqueur, qui écrivait dans l’album zutiste, composait le sonnet du trou du cul avec Verlaine, rédigeait "Vénus Anadyomène" belle hideusement d’un ulcère à l’anus, disait merde à la Littérature et s’enthousiasmait pour la Commune. Puis, vient le Voyant, Bruno Boulzaguet, le jeune homme à la chevelure de flamme et à la voix douce qui dit des vers que l’on peut voir d’un Hugo jeune et passionné et doux : Rimbaud est aussi le visionnaire, le poète du "Bateau ivre", des Illuminations, le rédacteur pourvoyeur de la lettre dite "du Voyant". Il faut alors saluer la lumière, vraiment sacrée, maîtrisée, spirituelle et onirique dans son mouvement sur scène, ce qui était nécessaire : les visages de Rimbaud semblent ici surgir et se perdre, fuir dans l’entre-deux de la clarté et de l’ombre... Une véritable alchimie de la clarté... :

Samuel Vigier

Vidéo

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Photos

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